Surveillance de la santé du gibier

La santé des animaux sauvages est surveillée en Suisse au moyen d'un programme de surveillance très large. Il appartient aux chasseurs et aux gardes-faune d'observer l'état de santé du gibier et d'annoncer à un vétérinaire officiel le gibier présentant des anomalies. 

Actuel

Quatre pays alpins décident de lutter ensemble contre la tuberculose chez le gibier

L’Allemagne, le Liechtenstein, l’Autriche et la Suisse entendent collaborer plus étroitement à la surveillance et à lutte contre la tuberculose chez le cerf rouge dans l’arc alpin. Les représentants des quatre pays ont signé le 7 mars 2018 à Salzbourg une déclaration commune. L’objectif est de prévenir la transmission de la maladie aux êtres humains et aux animaux de rente.

(08.03.2018) 

Une observation attentive du gibier contribue à la détection précoce des maladies

Les épizooties peuvent se transmettre d'un animal sauvage à un animal de rente. La surveillance de l'état de santé du gibier est donc importante pour deux raisons: elle permet non seulement de surveiller l'état de santé du gibier et de détecter précocement des maladies chez ces animaux, mais elle permet aussi de protéger indirectement la santé des animaux de rente suisses.

La surveillance de l'état de santé du gibier est un vaste programme de détection de précoce de maladies des animaux sauvages. Diverses espèces d'animaux sauvages – des mammifères aux amphibiens en passant par les oiseaux – font l'objet d'une surveillance pour détecter des maladies et des épizooties.

Les chasseurs et les gardes-faune jouent un rôle clé dans cette surveillance: ils sont tenus, selon l'art. 61 de l'ordonnance sur les épizooties, d'annoncer sans délai à un vétérinaire officiel le constat d'une maladie ou de symptômes suspects chez un animal faisant craindre une épizootie. Cette disposition a pour but de détecter de façon précoce les cas d'épizootie dans le gibier.

Information thématique pour les chasseurs et les gardes-faune

De nombreux changements dans le corps de l'animal ne peuvent, à l'œil nu, être attribués à une maladie. Il convient donc de faire des examens détaillés auprès d'un laboratoire. La surveillance de la santé du gibier vise à garantir que les animaux sauvages présentant des signes de maladies soient examinés par des experts du Centre pour la médecine des poissons et des animaux sauvages (FIWI) de la faculté vétérinaire de l'Université de Berne. Si le laboratoire suspecte une épizootie, il en informe le service vétérinaire et le service de la chasse du canton qui prendront les mesures nécessaires en fonction de la situation. Les instructions pour l'envoi des échantillons au laboratoire et les personnes de contact sont publiées sur le site web du FIWI (voir "Informations complémentaires"). Le FIWI fournit aussi des conseils. L'examen de l'animal sauvage vivant dans la nature est gratuit: il est payé par la Confédération.

Programmes de surveillance spécifiques à une épizootie

Les données recueillies permettent de documenter les changements concernant la présence d'une maladie ou d'une épizootie (fréquence, diffusion, espèces hôtes, intensité). Si les résultats des examens concernant les animaux sauvages indigènes ou si l'évaluation de la situation dans les pays voisins requièrent d'en savoir davantage sur une maladie, il est possible de lancer un programme de détection précoce ou de surveillance spécifique à une épizootie (voir "Informations complémentaires"). À la surveillance de la santé du gibier collaborent l'OSAV, l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) et le FIWI.

Programme de surveillance spécial de la tuberculose dans le gibier

Une augmentation des cas de tuberculose a été constatée ces dernières années en Autriche occidentale chez les cerfs élaphes. Pour détecter précocement une introduction de la maladie en Suisse et prendre les mesures nécessaires le cas échéant, il existe, depuis juin 2014, un programme de surveillance de la tuberculose chez les animaux sauvages qui s'étend sur un territoire comprenant la Suisse orientale et la Principauté de Liechtenstein. Il est effectué, d'une part, une surveillance en fonction des risques, c.-à-d. en soumettant à des examens de diagnostic le gibier péri ou abattu lors de tirs sélectifs au cours d'une année entière, à savoir les cerfs élaphes, chamois, bouquetins, chevreuils, sangliers et blaireaux. Un échantillonnage de cerfs élaphes en bonne santé est examiné, d'autre part, pour détecter des formes précoces de tuberculose. Ce programme est mené sous la direction des cantons de Suisse orientale (Saint-Gall et Grisons) ainsi que de la Principauté de Liechtenstein et est soutenu par l'OSAV.

Surveillance de la tuberculose dans le gibier en Suisse orientale et dans la Principauté du Liechtenstein en 2017

Informations complémentaires

Dernière modification 16.05.2018

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