Sécurité de l'eau potable, de l'eau de douche et de l'eau de bain

L’OSAV fixe les exigences à respecter pour que l’eau potable, l’eau de douche et l’eau de bain ne mettent pas en danger la santé des consommateurs. Les autocontrôles des distributeurs d’eau et les contrôles officiels des cantons garantissent le respect de ces exigences.

Actuel

Révision des recommandations sur les légionelles et la légionellose

Les cas de légionellose sont en constante augmentation en Suisse. Cette maladie respiratoire est causée par l’inhalation de gouttelettes d’eau contaminées par les légionelles, des bactéries présentes naturellement dans l’eau.

Les recommandations de l'Office fédéral de la santé publique et de l’OSAV ont été révisées en fonction des dernières connaissances scientifiques et du cadre légal actuel. Elles fournissent des informations utiles à tous les acteurs concernés par cette problématique. Elles proposent également des mesures permettant de maîtriser les contaminations dans différents lieux comme les hôpitaux, les homes pour personnes âgées, les hôtels ou les piscines publiques.

Depuis mai 2017, la législation alimentaire fixe des concentrations maximales en légionelles pour l'eau des installations de douche et de bains bouillonnants accessibles au public. Cette législation fixe le but à atteindre et les recommandations révisées montrent différents moyens d'y parvenir.

(23.08.2018) 

Trinkglas wird mit klarem Wasser gefüllt

Protocole Eau et Santé

Le Protocole Eau et Santé, ratifié par les Chambres fédérales en 2006, demande à notre pays de fournir des informations sur le actions prises pour garantir une gestion optimale de l’eau potable et de l’assainissement. Tous les trois ans, la Suisse procède à une évaluation de la qualité de l’eau potable et des eaux usées et elle définit également quelles actions seront menées pour relever les défis actuels, notamment en matière de contaminations chimiques et microbiologiques. La mise en œuvre de ce protocole relève avant tout de la compétence de l’OSAV et de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV). Les deux offices, ainsi que les autorités cantonales concernées, collaborent étroitement et informent le public sur les progrès réalisés. La publication du rapport concernant la «Mise en œuvre du Protocole Eau et Santé en Suisse» fournit une vue d’ensemble des projets qui ont été réalisés dans les domaines de l’eau et de l’assainissement, selon les conditions fixées aux articles 6 et 7 de ce protocole. Ces activités s’intègrent aux efforts entrepris par la Suisse pour atteindre les objectifs du développement durable (Agenda 2030).

Contrôles de la qualité de l’eau potable

L’eau potable est généralement de très bonne qualité en Suisse. Les distributeurs d’eau et les autorités cantonales surveillent étroitement et constamment la qualité de l’eau potable.

L’eau potable étant une denrée alimentaire, l’art. 26 de la loi sur les denrées alimentaires (LDAl) portant sur l’autocontrôle lui est applicable. L’obligation d’autocontrôle s’applique à la fois aux distributeurs d’eau communaux et régionaux et aux fournisseurs d’eau potable et d’eau minérale.

Par ailleurs, les autorités cantonales contrôlent en permanence la qualité de l’eau potable, sous la direction des chimistes cantonaux. Les contrôles officiels ne dispensent toutefois pas les fournisseurs d’eau de leur obligation d’autocontrôle

Rôle de l’OSAV

L’OSAV évalue le risque des substances présentes dans l’eau potable sur la santé du consommateur, selon l’état actuel des connaissances, en effectuant une analyse des risques. Des mesures adaptées en sont déduites, comme la fixation de concentrations maximales dans l’eau potable.

Au travers de différentes publications, dont les liens figurent sous «Informations complémentaires», l’OSAV apporte son soutien aux autorités d’exécution cantonales sur des questions méthodologiques, comme par ex. pour l’analyse de l’eau (cytométrie en flux) ou pour les procédés destinés au traitement de l’eau potable.

Ces dernières années, l’OSAV a également mené des études sur des substances indésirables présentes dans l’eau potable, comme l’uranium et l’arsenic. Voir sous «Informations complémentaires».

Du fait des progrès rapides réalisés dans le domaine des techniques de mesure, de plus en plus de substances chimiques peuvent être mises en évidence, même en faibles concentrations, dans l’eau brute et l’eau potable. Beaucoup de ces substances ne sont pas mentionnées explicitement dans l’ordonnance sur les substances étrangères et les composants. C’est pourquoi un guide de l’OSAV explique comment procéder en cas de détection de substances étrangères «non réglementées» dans l’eau potable, pour évaluer les concentrations de ces substances et mettre en œuvre au besoin des mesures adéquates.

Informations complémentaires

Dernière modification 23.08.2018

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