Antitranspirants avec aluminium

L’aluminium dans les antitranspirants suscite depuis de nombreuses années des questions sur ses risques potentiels pour la santé des consommateurs. L’OSAV a évalué les connaissances scientifiques actuelles et estime qu’aucun lien de causalité entre une exposition de la peau à l’aluminium et le cancer du sein ne peut être établi.

Antitranspirants avec aluminium

Actuel

Aluminium dans les antitranspirants : le cadre légal est suffisant

Le Conseil fédéral estime que le cadre légal existant concernant l’utilisation de l’aluminium dans les antitranspirants est suffisant pour garantir la protection de la santé de la population. Il a adopté un rapport en ce sens lors de sa séance du 1er juillet 2020. Sur la base de l’analyse critique de la littérature scientifique, aucun lien de cause à effet entre une exposition de la peau à l’aluminium et le cancer du sein ne peut être établi à l’heure actuelle. L’aluminium dans les cosmétiques est réglementé de la même manière en Suisse que dans l’Union Européenne (UE).

(01.07.2020)

L’aluminium est un élément chimique extrêmement répandu dans la nature. Il est utilisé dans l’industrie, dans divers objets usuels ainsi que dans certains cosmétiques et aliments.

Dans le langage courant, les antitranspirants et les déodorants sont souvent confondus. Les antitranspirants contiennent de l’aluminium sous forme de sels ou de composés d’aluminium pour réduire localement la sueur. Ces sels d’aluminium contribuent à boucher les pores et empêchent ainsi la transpiration d’arriver à la surface de la peau. En revanche, les déodorants ne contiennent pas de composés d’aluminium mais des substances antibactériennes avec des parfums qui agissent contre l’odeur de transpiration.

Pas de rôle démontré dans le cancer du sein

L’OSAV a pris en compte les évaluations existantes de différents comités scientifiques nationaux et internationaux, dont celle adoptée en 2020 par le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs en Europe (Scientific Committee on Consumer Safety, SCCS). Afin de compléter son analyse des risques, l’OSAV a mandaté le Centre Suisse de Toxicologie Humaine Appliquée (SCAHT) pour conduire une évaluation approfondie et critique de la littérature scientifique.

Les résultats montrent que les données disponibles à l’heure actuelle ne permettent pas d’établir un lien de causalité entre une exposition de la peau à l’aluminium et le cancer du sein.

Cadre légal actuel suffisant

Selon l’état actuel de ces connaissances, le cadre légal existant est suffisant pour garantir la protection de la santé des consommatrices et consommateurs. Les antitranspirants sont réglementés dans la législation sur les denrées alimentaires et les objets usuels. Comme les autres cosmétiques, ils doivent être sûrs (art. 15 de la loi sur les denrées alimentaires LDAI). L’aluminium dans les cosmétiques est réglementé de la même manière en Suisse que dans l’UE.

Comme pour toutes les substances régulées dans les cosmétiques, l’OSAV continue de suivre attentivement l’évolution et l’avancée de la recherche ainsi que les résultats des évaluations pertinentes concernant l’absorption de l’aluminium. Le cas échéant, la législation suisse sera adaptée afin de garantir la protection de la santé des consommatrices et consommateurs. 

Informations complémentaires

Dernière modification 01.07.2020

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