Commerce illégal

Le commerce international d’espèces végétales et animales menacées d’extinction n’est possible que de manière limitée, quand il n’est pas interdit. Et pourtant, il existe toujours un marché pour les produits issus d’espèces strictement protégées. Des activités illégales contre lesquelles l’OSAV lutte sans relâche.

Actuel

Châles en laine shahtoosh: baisse des saisies en 2017 malgré un trafic toujours important

Châles en laine Shahtoosh saisis en Suisse

En 2017, 34 châles en laine shahtoosh ont été saisis. Deux raisons principales expliquent cette baisse:

  • le nombre de contrôles a dû être réduit par manque de personnel
  • le nombre de châles par saisie a été en moyenne moins élevé (souvent un seul châle au lieu de plusieurs) 

Le graphique montre donc les effets d’une intensification ou d’une diminution des contrôles. 

La baisse des saisies en 2017 n’est en aucun cas synonyme d’une diminution du trafic illégal de châles. Le nombre de châles saisis en Suisse ne représente que la partie apparente de l’iceberg : le commerce illégal est organisé à échelle internationale.

(08.02.2018)

Shahtoosh : des châles en laine d’antilopes du Tibet

Konfiszierte Shahtoosh-Schals

La laine d’antilope du Tibet est considérée comme la plus précieuse, la plus chaude et la plus douce du monde. Elle est prélevée sur des antilopes vivant en liberté. Ces animaux ne pouvant être domestiqués pour être tondus, ils sont tués par des braconniers. Pour produire un seul châle, deux à cinq antilopes du Tibet doivent être mises à mort. La chasse illégale a ainsi entraîné depuis le début du siècle dernier un recul de 90 % de la population de cette espèce protégée. Malgré les importants efforts déployés par les pays d’origine, le commerce international prospère car ces produits sont très convoités. Depuis le 28 juin 1979, l’antilope du Tibet, qui fournit la laine de ces châles, est inscrite à l’Annexe I de la CITES. Elle bénéficie donc du même statut que le tigre ou le rhinocéros, c’est-à-dire que son commerce à l’échelon international est strictement interdit.

Toute importation est punie

Un châle en shahtoosh coûte jusqu’à 20 000 francs. Les châles saisis sont immédiatement séquestrés. Conformément à la loi sur les espèces protégées (LCITES), l’importation illégale est en outre punie d’une amende. Pour les cas isolés, cette dernière peut s’élever à plusieurs milliers de francs et, en présence d’un trafic organisé, à plusieurs dizaines de milliers de francs.

Renforcement de la collaboration internationale

Les châles séquestrés en Suisse ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. C’est la raison pour laquelle la collaboration internationale a été renforcée. En juillet 2016, l’OSAV a défini, en collaboration avec Interpol et d’autres pays concernés, des mesures en vue d’une coordination de la procédure. La Suisse a également inscrit cette problématique à l’ordre du jour de la Conférence des Parties à la CITES de l’année dernière. L’élaboration de recommandations contraignantes au niveau international est actuellement en cours de planification.

Outre les contrôles intensifs et la coopération internationale, l’OSAV effectue un travail de sensibilisation auprès des consommateurs, qui déclarent souvent ignorer qu’ils portent de la laine issue d’une espèce animale en voie d’extinction.

Informations complémentaires

Dernière modification 08.02.2018

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