Nouvelles exigences légales pour les cosmétiques

Depuis le 1er mai 2017, de nouvelles exigences légales sont en vigueur pour les cosmétiques. Un dossier d’information sur le produit avec un rapport de sécurité doit être établi et la fabrication des produits doit suivre les bonnes pratiques de fabrication. La tromperie est désormais interdite pour les cosmétiques.

Documentation

Dossier d’information avec rapport de sécurité

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau droit alimentaire le 1er mai 2017, un dossier d’information sur le produit (Product information file = PIF) doit être établi pour chaque produit cosmétique mis sur le marché avec un délai de transition allant jusqu’au 30 avril 2021 (art. 5 de l’ordonnance sur les cosmétiques, OCos).

Ce dossier comprend notamment :

  • un rapport sur la sécurité effectué par une personne qualifiée ;
  • une description de la méthode de fabrication avec une déclaration de conformité aux bonnes pratiques de fabrication (BPF ou Good Manufacturing Practices GMP).

Le rapport de sécurité doit comporter au minimum les chapitres décrits à l’annexe 5 de l’OCos et être signé par une personne qualifiée selon les exigences spécifiques fixées à l’article 4, al. 5, OCos.

Pour chaque produit cosmétique, un tel dossier d’information doit être établi, à l’exception des produits cosmétiques artisanaux (autres que ceux appliqués autour des yeux ou des muqueuses ainsi que ceux destinés aux enfants de moins de trois ans) vendus à l’échelle locale, comme dans un marché ou dans un bazar. Ces produits doivent malgré tout être sûrs pour la santé.

Bonnes pratiques de fabrication

Afin de garantir la protection de la santé humaine, les exigences d’hygiène et de propreté doivent être respectées lors de la fabrication des cosmétiques. Un nouveau standard est défini pour les BPF. Celui-ci correspond à la norme ISO 22716 (art. 12 et annexe 7, OCos). La certification n’est cependant pas exigée.

Interdiction de la tromperie

L’interdiction de la tromperie est depuis le 1er mai 2017 aussi en vigueur pour les cosmétiques. Leurs allégations ne doivent pas être trompeuses et doivent suivre les six critères listés à l’annexe 6 de l’OCos. De plus, les allégations ne peuvent pas indiquer des propriétés médicales ou thérapeutiques (art. 47, al. 3 et 4 de l’ordonnance sur les denrées alimentaires et les objets usuels, ODAlOUs).

Les exigences d’étiquetage figurent aux art. 8 et 9 de l’OCos. Les langues de ces informations sont réglées à l’art. 47 al. 1 et 2 de l’ODAlOUs. 

 

Informations complémentaires

Dernière modification 08.10.2019

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