Examen d’exclusion
Des symptômes peu clairs tels que fièvre, diarrhée ou baisse de performance peuvent suggérer une épizootie hautement contagieuse. Un examen d’exclusion permet d’y voir plus clair sans pour autant déclencher une mise sous séquestre immédiate de l’exploitation.
Examens d’exclusion d’épizooties hautement contagieuses
Vue d’ensemble des résultats des examens d’exclusion effectués à l’égard des épizooties hautement contagieuses que sont la peste porcine africaine (PPA), la peste porcine classique (PPC), la fièvre aphteuse (FA), l’influenza aviaire (IA) et la maladie de Newcastle (ND).
Clarifier rapidement les symptômes peu clairs
Fièvre, diarrhée ou baisse de performance peuvent être le signe d’une épizootie hautement contagieuse ou d’une maladie bénigne. En cas de doute, il est judicieux de procéder à un examen d’exclusion.
Dans le cas de la fièvre aphteuse, de la peste porcine ou de l’influenza aviaire en particulier, les premiers symptômes sont souvent non spécifiques ou semblent anodins. C’est pourquoi il peut arriver qu’une suspicion d’épizootie ne soit confirmée que tardivement et qu’elle ne soit déclarée qu’à ce moment-là. Un temps précieux est ainsi perdu. De plus, de nombreux vétérinaires hésitent à déclarer la suspicion d’une épizootie, parce qu’une déclaration déclenche la mise immédiate de l’exploitation sous séquestre. Cette mesure est nécessaire pour empêcher la propagation de l’épizootie, si celle-ci devait être confirmée.
Pour la détection précoce d’une épizootie, il vaut la peine de demander un diagnostic de laboratoire en cas de symptômes peu clairs. Il existe un examen d’exclusion pour cinq épizooties hautement contagieuses. La règle est la suivante : mieux vaut faire un examen de trop que de passer à côté d’un problème – c’est pourquoi un examen d’exclusion n’est pas considéré comme un cas de suspicion et n’entraîne donc pas la mise sous séquestre de l’exploitation, au sens de l’ordonnance sur les épizooties.
Informations techniques
Les examens d’exclusion sont effectués en général par l’Institut de virologie et d’immunologie (IVI) de Mittelhäusern ou par le Centre national de référence pour les maladies de la volaille et des lapins (NRGK) à Zurich s’il s’agit de maladies aviaires.
Pour une procédure optimale, le vétérinaire prend contact au préalable avec l’IVI ou le NRGK par téléphone. Il envoie ensuite les échantillons par courrier express, accompagnés d’une demande d’analyse dûment remplie. L’examen d’exclusion est gratuit pour le détenteur d’animaux ; les coûts sont pris en charge par la Confédération.
Il existe un examen d’exclusion pour les épizooties suivantes :
Lumpy skin disease (dermatose nodulaire contagieuse)
Les vétérinaires trouveront des informations techniques et les coordonnées dont ils ont besoin dans les informations complémentaires. Ils apprendront quels sont les symptômes qui justifient un examen d’exclusion et quand il s’agit d’un cas de suspicion, qui doit être immédiatement déclaré au vétérinaire cantonal.
