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Antitranspirants avec aluminium

Les antitranspirants à l’aluminium agissent contre la sueur, alors que les déodorants masquent seulement l’odeur de transpiration. Aucun lien avec le cancer du sein n’a pu être démontré selon l’OSAV. Les produits respectent les exigences légales et sont sûrs.

Déodorant ou antitranspirant ? La différence, c’est l’aluminium.

L’aluminium est un élément chimique extrêmement répandu dans la nature. Il est utilisé dans l’industrie, dans divers objets du quotidien ainsi que dans certains aliments et produits cosmétiques, notamment les antitranspirants.

Les antitranspirants et les déodorants sont souvent confondus, alors qu’ils fonctionnent de façon différente.

  • Les antitranspirants contiennent des sels d’aluminium, qui bouchent les pores et empêchent ainsi la transpiration.
  • Les déodorants ne contiennent pas de composés d’aluminium mais des substances antibactériennes avec des parfums, qui agissent contre l’odeur de transpiration.

Pas de rôle démontré dans le cancer du sein

L’idée que l’aluminium des antitranspirants pourrait présenter un risque pour la santé, notamment au regard du cancer du sein, circule depuis des années. L’OSAV a étudié la littérature scientifique actuelle et il estime que :

Aucun élément scientifique ne permet d’établir un lien de causalité entre une exposition de la peau à l’aluminium et le cancer du sein.

Cet avis s’appuie sur le travail de comités scientifiques internationaux, notamment sur le rapport publié en 2020 par le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs en Europe (CSSC, en anglais Scientific Committee on Consumer Safety ou SCCS). L’OSAV a mandaté le Centre Suisse de Toxicologie Humaine Appliquée (SCAHT) pour conduire une évaluation approfondie de la littérature scientifique et les résultats confirment ceux obtenus jusqu’à présent.

Le cadre légal actuel est suffisant

Le cadre légal existant est suffisant pour protéger la santé des consommateurs. En Suisse, les antitranspirants font partie des objets usuels, comme tous les produits cosmétiques.

  • La teneur en aluminium est réglementée de la même manière en Suisse que dans l’UE.
  • L’OSAV continue de suivre l’avancée de la recherche concernant l’absorption de l’aluminium par la peau.
  • Le cas échéant, il adapte la législation suisse afin de garantir la protection des consommateurs.