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Septicémie hémorragique virale

La septicémie hémorragique virale (SHV) est une maladie virale hautement contagieuse des poissons. Elle peut provoquer de lourdes pertes, mais n’est pas dangereuse pour l’être humain. Les salmonidés des eaux froides y sont particulièrement vulnérables.

En bref

La septicémie hémorragique virale (SHV) est une maladie virale des poissons qui peut conduire à des pertes importantes, mais sans danger pour l’être humain.

Dans les eaux douces européennes, elle touche surtout les salmonidés, comme les truites arc-en-ciel, les truites de rivière, les ombres et les féras, mais aussi les brochets. En mer, ce sont principalement les turbots, les harengs du Pacifique et les flets qui sont concernés. Si les jeunes poissons sont les plus sensibles à la maladie, des foyers peuvent cependant frapper toutes les classes d’âge.

Symptômes et évolution

La maladie se déclare le plus souvent lorsque la température de l’eau se situe entre 4 et 14° C. Elle peut se présenter sous plusieurs formes :

  • Forme aiguë : les poissons sont apathiques et ont une coloration foncée, des yeux protubérants et des branchies pâles avec des saignements. Les effectifs peuvent être décimés de moitié en quelques jours.
  • Forme chronique : les poissons nagent de manière inhabituelle en tournant sur eux-mêmes, ont une coloration foncée, des yeux protubérants et des branchies pâles avec des saignements. Les pertes sont minimes.
  • Forme nerveuse : les poissons nagent de manière très rapide, en spirale. Les pertes sont rares.

Propagation

L’agent infectieux est un virus du genre Novirhabdovirus. Il se propage à des températures comprises entre 1 et 15 °C – en général via des poissons ou des œufs infectés. Les animaux asymptomatiques (truites de rivière, ombres, corégones, brochets, par ex.) peuvent également transmettre la maladie.

Le virus peut aussi se diffuser de manière indirecte par l’intermédiaire de l’eau, des équipements, des moyens de transport ou des oiseaux piscivores. Des facteurs de stress comme la suralimentation ou des variations de température augmentent le risque d’apparition d’un foyer.

La maladie est présente dans toute l’Europe, sauf en Grande-Bretagne, et en Amérique du Nord. Elle est connue en Suisse depuis 1957.

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