Marketing et publicité
La publicité influence les choix alimentaires des enfants et des adolescents. L’OSAV s’engage à ce que les enfants soient moins exposés à la publicité pour des aliments trop gras, trop sucrés, trop salés ou trop riches en énergie.
Proposition pour restreindre volontairement la publicité pour les aliments destinée aux enfants
La publicité destinée aux enfants faisant l’article des boissons et des aliments trop gras, trop sucrés, trop salés et trop riches doit être limitée. L’OSAV a soumis à l’industrie alimentaire une proposition concrète en ce sens. Il faut en effet rappeler qu’en Suisse, près d’un enfant sur cinq souffre de surpoids ou d’obésité.
Pourquoi faut-il particulièrement protéger les enfants ?
Les habitudes alimentaires prises pendant l’enfance ont des répercussions durant toute la vie. Les habitudes alimentaires se forment dès le plus jeune âge. C’est pourquoi la publicité pour les aliments trop gras, trop sucrés ou trop salés influence considérablement leur mode de consommation et contribue à une alimentation peu équilibrée. Comme les enfants sont très réceptifs à la publicité, ils ont besoin d’une protection particulière.
Des efforts sont déployés dans le monde entier pour restreindre la publicité ciblant les enfants. Dans le cadre de l’initiative volontaire Swiss Pledge, des entreprises suisses se sont engagées depuis 2010 à modifier leur publicité destinée aux enfants de moins de 12 ans.
Elles sont elles-mêmes chargées de définir les critères et d’assurer le suivi des mesures. L’OSAV n’envisage de poursuivre dans ce sens que si les critères sont définis de manière plus stricte et donc si l’efficacité des mesures peut être accrue.
Plus d’informations :
Initiative volontaire Swiss Pledge
Critères d’évaluation de la publicité alimentaire destinée aux enfants
Pour déterminer les denrées alimentaires qui ne doivent pas faire l’objet de publicité ciblant les enfants, de nombreux pays ont défini des critères nutritionnels. Des études ont montré que les critères définis par les gouvernements étaient nettement plus restrictifs que ceux de l’industrie. Dans ce contexte, le bureau régional pour l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié pour la première fois, début 2015, un modèle de profil nutritionnel applicable dans tous les pays. Ces critères ont reçu le soutien du réseau européen pour la réduction de la pression publicitaire sur les enfants (European Network on Reducing Marketing Pressure on Children), auquel sont affiliés 28 pays européens, dont la Suisse. Ce modèle a été mis à jour en 2023.
Plus d’informations :
European Network on Reducing Marketing Pressure on Children (en anglais)
Étude sur les critères d’évaluation de la publicité alimentaire destinée aux enfants
L’OSAV a commandé une étude visant à comparer les critères nutritionnels du Bureau de l’OMS pour l’Europe (OMS/Europe) et ceux de Swiss Pledge. L’étude conclut que le modèle de l’OMS/Europe devrait servir de base pour déterminer les denrées alimentaires dont la publicité auprès des enfants est autorisée. Elle livre également des recommandations sur le suivi et sur les canaux d’information pertinents.
Enfants et marketing numérique
L’OSAV a chargé la Haute école de gestion Arc Neuchâtel de réaliser un monitoring du marketing numérique pour les aliments HFSS (high in fat, sugar and salt) destiné aux enfants avec la méthode CLICK développée par l’OMS/Europe. Les résultats ont montré que les enfants de 4 à 9 ans sont beaucoup plus exposés aux publicités alimentaires que les autres catégories d’âge. Environ 78 % des publicités analysées ne sont pas autorisées selon le modèle de profil nutritionnel de l’OMS (2015). Il s’agit le plus souvent de publicités pour du chocolat et des sucreries. Le rapport complet est publié sous « Informations complémentaires ».

