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Lutte contre les épizooties

Le statut sanitaire des cheptels suisses est élevé. Pour qu’il en soit toujours ainsi, les éleveurs, les vétérinaires et les autorités combattent et surveillent les épizooties, afin de détecter les foyers à un stade précoce et de les endiguer efficacement.

Pourquoi une gestion résolue des épizooties est importante

Les animaux de rente suisses ont un statut sanitaire élevé, y compris en comparaison internationale. C’est le résultat d’une lutte et d’une surveillance efficaces : de nombreuses épizooties hautement contagieuses ou à fort impact économique n’apparaissent pratiquement plus.

Cependant, d’autres épizooties continuent de se déclarer de temps à autre et doivent être combattues régulièrement. La mondialisation et les changements climatiques augmentent les risques : ces maladies animales peuvent être introduites à tout moment dans le pays par le biais des mouvements d’animaux, de marchandises et de personnes ou par des vecteurs, tels que les insectes hématophages. C’est pourquoi la Suisse doit être bien préparée pour faire face aux épizooties actuelles et futures.

À l’origine de la lutte : une suspicion

Les détenteurs d’animaux jouent un rôle déterminant dans la lutte contre les épizooties. Ils doivent signaler immédiatement à un vétérinaire toute suspicion d’épizootie. Les mesures qui suivent dépendent de l’épizootie et sont définies dans la législation.

Il existe des épizooties hautement contagieuses, des épizooties à éradiquer, des épizooties à combattre et d’autres qui sont à surveiller. Si les détenteurs d’animaux sont tenus d’annoncer les épizooties des trois premières catégories, ils n’ont pas l’obligation de déclarer les maladies à surveiller, qui sont seulement soumises à observation. En revanche, les laboratoires, les vétérinaires, les inspecteurs des ruchers et les organes de surveillance de la pêche ont l’obligation d’annoncer les épizooties à surveiller.

Pour en savoir plus : Épizooties

Jusqu’à ce que la suspicion soit clarifiée, les détenteurs d’animaux doivent tout mettre en œuvre pour éviter de contaminer d’autres élevages. Ils doivent notamment de s’abstenir de déplacer leurs animaux. En cas de suspicion d’une épizootie hautement contagieuse, les mouvements de personnes et de marchandises doivent eux aussi être interrompus.

Si la suspicion est confirmée

Si l’épizootie est confirmée, des mesures de lutte sont immédiatement mises en place : les exploitations sont placées sous séquestre, les animaux sont examinés, traités ou mis à mort, et les installations sont nettoyées et désinfectées. Ce document donne un aperçu du déroulement de ces opérations :

En cas d’épizootie hautement contagieuse, tous les animaux de l’exploitation réceptifs à la maladie sont immédiatement mis à mort. De plus, les autorités délimitent des zones afin d’identifier rapidement les exploitations voisines potentiellement touchées. Dans ces zones, la vigilance est accrue, et les mouvements d’animaux, de marchandises et de personnes sont restreints. Des enquêtes épidémiologiques permettent de déceler les exploitations dites « de contact », de les placer sous séquestre et de les soumettre à des examens. En cas de détection d’une épizootie hautement contagieuse chez des animaux sauvages, des régions réglementées sont délimitées avec des mesures appropriées pour protéger les animaux de rente.

Documentation destinée aux vétérinaires officiels

Les vétérinaires officiels trouvent tous les documents nécessaires à la lutte contre les épizooties sur awisa. Tous les documents relatifs aux épizooties hautement contagieuses sont à disposition sous « Documentation d’urgence », ceux relatifs à toutes les autres épizooties sous « Exécution de la législation vétérinaire ».

Pour en savoir plus : awisa (compte obligatoire)

Programmes de lutte contre les épizooties

Selon l’épizootie, l’assainissement d’une seule exploitation ne signifie pas la fin des mesures de lutte. L’objectif est d’endiguer ou d’éradiquer de nombreuses épizooties dans toute la Suisse. Pour cela, il existe des programmes spécifiques à certaines maladies animales, comme le programme d’éradication de la diarrhée virale bovine (BVD).