Affouragement de protéines animales et d’insectes
L’affouragement de protéines animales aux animaux de rente est fortement limité depuis 1990 en raison de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Une révision d’ordonnance prévoit des assouplissements ciblés, dans des conditions claires pour une séparation sûre des chaînes de production.
Cadre légal et exigences à respecter
Les protéines de porcs peuvent être utilisées dans l’alimentation des volailles et vice versa. Les protéines d’insectes sont admises pour nourrir les porcs et les volailles. Les aliments destinés aux animaux de rente peuvent contenir du collagène et de la gélatine issus d’animaux non-ruminants. Les aliments pour animaux contenant du collagène et de la gélatine provenant de ruminants ne peuvent être utilisés que dans l’alimentation des non-ruminants.
Pour protéger l’être humain et l’animal, les dispositions exigent une séparation claire des chaînes de production. Les entreprises doivent collecter et traiter les sous-produits séparément selon les espèces animales et les transformer en aliments pour animaux dans des lignes de production distinctes. Les exploitations agricoles ne peuvent utiliser les nouvelles possibilités que si elles séparent strictement leurs élevages par espèces animales et si elles stockent et distribuent les aliments pour animaux de manière clairement séparée.
Des contrôles officiels sont effectués tout au long de la chaîne de production afin de garantir le respect de la réglementation.
Pour prévenir l’ESB ou maladie de la vache folle, la Suisse a interdit en 1990 l’utilisation des protéines animales dans l’alimentation des animaux de rente. L’ordonnance concernant les sous-produits animaux (OSPA) régit ce domaine ; la dernière révision apporte des assouplissements ciblés. La nouvelle ordonnance du DFI concernant la valorisation des sous-produits animaux comme aliments pour animaux ou comme engrais (OUSPA) précise les exigences – notamment la séparation stricte des chaînes de production d’aliments pour animaux.
L’interdiction d’affourragement est stipulée à l’art. 27 OSPA. Des exceptions générales sont prévues à l’art. 28 et d’autres exceptions spécifiques aux art. 29 à 32. L’utilisation de protéines d’insectes pour nourrir les animaux aquatiques, les porcs et les volailles est réglementée à l’art. 31a.
De plus, les dispositions de la législation sur les aliments pour animaux s’appliquent. Le contrôle officiel des aliments pour animaux est compétent pour répondre aux questions à ce sujet.