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InformationsPublié le 6 octobre 2026

Pneumonie enzootique : le point sur les mesures de lutte

Le séquestre est pour l’heure maintenu. Des mesures supplémentaires seront prises à l’issue d’une évaluation des risques. Jusqu’à présent, rien n’indique que la maladie se soit propagée hors du cercle d’éleveurs concerné.

Un assainissement complet des exploitations d’élevage du cercle d’éleveurs touché a été ordonné ; il implique l’élimination de tous les animaux de ces exploitations, dans les cantons concernés. Cette mesure vise à interrompre les chaînes de transmission de l’infection et à empêcher que la maladie ne se propage à d’autres exploitations.

Le séquestre de premier degré est, pour l’heure, maintenu. Il pourra être levé une fois les porcheries nettoyées et désinfectées, après le contrôle par les autorités vétérinaires cantonales compétentes et une période d’au moins 10 jours durant laquelle les porcheries seront restées vides.

Le risque de propagation sera évalué individuellement pour chacune des exploitations : l’apparition de symptômes, la présence de cas de PE ainsi que la situation de l’exploitation et la distance la séparant des exploitations porcines voisines seront pris en considération.

Les exploitations porcines voisines feront l’objet de contrôles vétérinaires. En cas de suspicion de PE, des échantillons seront prélevés et analysés, afin de détecter une éventuelle propagation de la maladie.

Les détenteurs de porcs doivent enregistrer les déplacements d’animaux dans les délais impartis, remplir les documents d’accompagnement correctement et respecter les restrictions du trafic des animaux qui ont été ordonnées. Par ailleurs, une application rigoureuse des mesures de biosécurité leur permet de protéger leur cheptel et d’éviter toute propagation de l’agent pathogène. La maladie est sans danger pour l’être humain.

Documentation détaillée du trafic des animaux et respect des mesures de biosécurité

L’agent pathogène peut se propager entre les exploitations lors du transfert des porcs. Une traçabilité sans faille permet d’endiguer rapidement la propagation des épizooties. Afin de pouvoir identifier rapidement les exploitations ayant été en contact avec les cas confirmés et de prendre des mesures de protection ciblées, les autorités vétérinaires doivent disposer d’informations complètes et à jour. Si les cas ne sont pas notifiés ou notifiés tardivement, les enquêtes prennent du retard.

L’OSAV rappelle aux détenteurs de porcs que l’ordonnance sur les épizooties prévoit que les porcs nouvellement arrivés dans l’exploitation doivent être déclarés à la banque de données sur le trafic des animaux (BDTA) dans un délai de trois jours ouvrables. L’accès à la BDTA se fait via Agate. De plus, toutes les entrées et sorties doivent être enregistrées dans le registre de l’exploitation au plus tard dans les trois jours.

Toute personne qui transfère des porcs vers une autre unité d’élevage doit établir un document d’accompagnement dûment et correctement rempli. Les restrictions relatives au transport des animaux imposées par les autorités vétérinaires cantonales doivent être respectées.

Les détenteurs de porcs peuvent aussi contribuer à endiguer la propagation de la maladie en appliquant rigoureusement les mesures de biosécurité : mise en place de sas d’accès, changement de vêtements et désinfection des mains et des bottes. Ces mesures leur permettent de protéger leur cheptel et les autres exploitations porcines.

Plus d’informations sont disponibles dans le communiqué de presse publié par le Service vétérinaire suisse (en allemand).